29 août 2013

Croiser les chemins...

Méditation sur la 4e station du chemin de croix :
Jésus rencontre sa Mère.

« Vous serez tristes, mais votre tristesse se changera en joie. La femme, sur le point d’accoucher, s’attriste parce que son heure est venue; mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus des douleurs, dans la joie qu’un enfant soit venu au monde. » (Jn 16, 20-21)

Entre Jésus et Marie sur le chemin se croisent joie et tristesse.
Tristesse et puis après grande joie !
Joie déjà même au cœur de la tristesse.
Tristesse de la séparation.
Tristesse de la souffrance.
Joie de l’espérance de la victoire de la vie sur la mort.
Joie de la présence de l’être aimé.

Entre Jésus et Marie sur le chemin se croisent deux regards.
Deux regards se croisent, deux cœurs sont unis.
Deux regards, deux cœurs… un amour !
- Ô ma mère, avant d’être façonné dans ton ventre maternel, je te connaissais.
- Ô mon fils, avant ta sortie de mon sein, je t’ai consacré. (Ps 22, 10-11).

Entre Jésus et Marie sur le chemin se croisent les souffrances.
Jésus souffre sa passion.
Marie souffre avec lui par compassion.
Marie à Bethléem a enfanté dans la joie Jésus à la vie humaine.
Marie au Calvaire enfante dans les souffrances tous les hommes à la vie divine.
Marie vit la joie profonde de devenir mère au milieu de la souffrance.
Marie devient notre mère en s’unissant aux souffrances de son fils.
Marie trouve sa joie dans les souffrances qu’elle supporte pour nous, car ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, elle l'accomplit dans sa propre chair, pour l'Église. (Col 1, 24-25)

Entre Jésus et Marie sur le chemin jaillit une lumière dans la nuit.
Entre Jésus et Marie sur le chemin s’ancre une espérance dans le ciel.
Entre Jésus et Marie sur le chemin nait un amour qui perce la souffrance.

Entre Jésus et Marie sur le chemin se trouve le secret…
… le secret qui permet de marcher sur notre chemin de croix.
Marie quand je souffre je fais comme toi et je croise le chemin de ton fils.

Jésus, quand je souffre, je fais comme toi et je croise le regard de ta mère.

- Fr. Simon Lessard, O.P. -

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