31 mars 2013

La mort devait mourir.

Il fallait que tu ressuscites, Seigneur.

Ta mort en croix n'aurait rien prouvé, Jésus,
Si tu n'avais pas renversé, en ce beau matin de premier jour,
L'énorme pierre qui devait t'enfermer dans l'oubli,
Pour toujours et à jamais.
Personne ne se souviendrait de toi.
Tu n'aurais été qu'un de ces prophètes farfelus
Dont on se moque et qu'on sacrifie
Aux démons de l'histoire et du rendement.

Tu devais ressusciter parce que Dieu
Ne pouvait accepter que tu sois vaincu par la mort.
Il voulait que tu la combattes... jusqu'à lui donner la mort.
En toi, la mort devait mourir, crucifiée, vaincue.

Tu devais ressusciter parce que, depuis l'éternité
La vie jaillit de toi, comme l'eau pure
Qui apaisa la soif de la Samaritaine
Et, aujourd'hui et à jamais,
Tu nous invites à aimer la vie,
À la défendre contre ses ennemis,
Au prix même de notre propre vie.

Tes saintes disciples n'en crurent pas leur yeux
Quand tu les saluas, dans l'aube du premier matin.
Elles coururent annoncer à tes apôtres l'incroyable nouvelle
Et que tu leur donnais rendez-vous en Galilée
Pour déjeuner avec eux une dernière fois
Au bord du lac de la Pêche miraculeuse.

Stupéfaits de te revoir si merveilleusement simple et fraternel
Ils te confessèrent, avec Pierre, leur amour et leur indéfectible fidélité.
C'était la troisième fois que tu te manifestais à eux
Ressuscité d'entre les morts.

AMEN

- Fr. Jacques Mercier, O.P. -

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