29 mars 2013

Avant de succomber à la tentation « D'en finir ».

Entre tes mains, je remets mon Esprit.

Personne, ni Pilate qui te condamnait,
Ni les Grands Prêtres du Sanhédrins qui réclamaient ta mort
Ni les bourreaux qui te martyrisaient
Personne ne t'a enlevé la vie.

Tu l'as donnée, en toute liberté, gratuitement,
À ceux à qui elle appartenait,
Aux brebis du Royaume
Et à celles qui ne sont pas, encore, de ton bercail,
Aux hommes et aux femmes de tous les temps.

Ta vie... tu l'as offerte comme le plus précieux des cadeaux
Aux aborigènes des forêts de l'Amazonie,
Aux pauvres des bidonvilles de Mexico et de Calcuta,
Aux condamnés des prisons et des asiles,
Aux privilégiés, aussi, de l'argent, de la science et du pouvoir,
S'ils acceptent de se convertir à la justice et à l'amour.

Folie pour les philosophes d'Athènes
Et scandale pour les juifs de Corinthe,
Ta mort en croix, Jésus, « vrai Dieu et vrai homme »
Est pour nous qui la méditons, ce soir,
Un mystère que nous acceptons
Mais auquel, hélas, nous nous sommes trop habitués...

Pardonne les inconséquences de notre foi,
La frivolité de nos vies dispersées
Et fais que dans nos heures de désarroi, de confusion,
D'échec et de honte
Nous nous souvenions, avant de succomber à la tentation
« D'en finir »
Que tu nous as aimés « jusqu'à la mort et la mort de la croix ».

AMEN

- Fr. Jacques Mercier, O.P. -

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